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ÉMISSION IMMÉDIATE

RISQUES CARDIOVASCULAIRES | FRAMINGHAM

60 ans d'études pertinentes

 Lundi 3 décembre 2007/ LE JOURNAL DE MONTRÉAL, VOTRE VIE p. 43

FRAMINGHAM, Massachusetts | (AP) Sans elle, connaîtrait-on aussi bien les facteurs de risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral?Soixante ans après son lancement aux États-Unis, l'étude Framingham, la plus vaste recherche jamais réalisée dans ce domaine, continue de livrer des informations essentielles. Et bien au-delà de ce que l'on pensait au départ, notamment sur les facteurs génétiques des maladies cardiovasculaires.

 À l'heure ou les responsables parlent déjà de recruter une quatrième g.n.ration de participants, les premiers volontaires en parlent avec émotion.

<<J'ai beaucoup, beaucoup de chance de faire partie de cette étude, qui est connue du monde entier>>, se félicite Helen Vaughn.

Volontaire de la première heure, cette femme âgée de bientôt 91ans, ancienneentrepreneur, avait été attirée par un article daté de 1948, qui invitait le public à se joindre à une des plus formidables aventures médicales de l'histoire, initiée en pleine épidémie de maladies cardiovasculaires.

L'objectif était de compiler les données médicales d'un échantillon de polulation à 30, puis à 40 et 50 ans en espérant découvrir un lien entre le mode de vie et les maladies cardiovasculaires.

 

Une ville

Framingham, ville de 67 000 âmes à environ 30km à l'ouest de Boston, n'avait pas été choisie au hasard.

La diversité de sa population aux origines ethniques variees, la présence de cols bleus et de cols blancs, tout comme la disponibilité des volontaires en avaient fait l'observation idéal.

Sur les 29 000 personnes qui vivaient en 1948, 5200 environ ont signé pour un bilan de santé approfondi, pratiqué tous les deux ans, incluant notamment des tests de dextérité mentale.

Conduite maintenant en collaboration avec l'Université de Boston, l'étude compte à l'heure actuelle plus de 14 000 participants répartis sur trois générations.

La quantité sans présédent de données établies à partir de l'étude de Framingham a permis la publication de plus de 1200 articles scientifiques, notamment des découvertes qui forment le socle des recommandations en terme de bonne santé. Les plus connues concernent les facteurs de risque cardiovasculaire que sont le tabagisme, l'hypertension artérielle, l'excès de cholestérol et le diabète, l'activité plysique ayant à l'inverse un effet protecteur.

 

Nouveau Programme

L'entrée dans le champ de la génétique est un tout nouvel horizon, explique le Dr daniel Levy, directeur de l'étude financée par l'Institut national du coeur, du poumon et du sang (NHLB).

Le nouveau programme, baptisé Framingham SHARe, cherche à établir un lien entre les données de l'étude et des recherches en cours sur la maladie.

Les scientifiques ne connaissent qu'une petite proportion des gènes les plus impliqués dans les maladies. L'ADN et 60 ans de données cliniques sur les maladies de Framingham vont renforcer la capacité à identifier de nouvelles associations et aider les chercheurs à trouver quel gène se trouve impliqué dans quelle maladie.

Ces travaux peuvent ouvrir la voie à d'importantes avancées tant dans le domaine de la prévention que dans celui du traitement.

 

Source: Journal de Montréal / Lundi 3 décembre 2007, VOTRE VIE page:43

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